Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407628

mardi 8 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407628
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un permis de construire délivré à SFR pour l’installation d’une antenne relais sur la commune de Chavanod. Les requérantes, la société Savoie Transmissions et la SCI Anseti, n’avaient pas joint à leur requête en référé la copie de leur requête au fond en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit le juge à rejeter la demande sans examiner l’urgence, sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 octobre 2024, la société Savoie Transmissions et la SCI Anseti demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté de permis de construire n° DP07406724A0009, délivré pour l'installation d'une antenne relais par l'opérateur SFR sur la commune de Chavanod, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 522-3 du code de justice administrative : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. "

2. A ceux de l'article R. 522-1 du code de justice administrative : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. "

3. Il résulte de ces dispositions que la requête en référé tendant à la suspension d'une décision administrative n'est recevable qu'à condition d'être accompagnée de la copie de la requête à fin d'annulation de cette même décision.

4. Or la requête de la société Savoie Transmissions et de la SCI Anseti n'est accompagnée d'aucune copie de leur requête au fond tendant à l'annulation de la décision dont la suspension est demandée en référé. Par suite, leur requête est irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de la société Savoie Transmissions et de la SCI Anseti est rejetée.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à la société Savoie Transmissions en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative.

Copie en sera adressée pour information à la commune de Chavanod et à la société SFR.

Fait à Grenoble, le 8 octobre 2024.

Le juge des référés,

M. A

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.