Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407671

vendredi 29 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407671
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A comme manifestement irrecevable. La requérante demandait une clarification de points soulevés sans formuler de conclusions ni exposer de moyens, en se limitant à évoquer des difficultés avec une commune. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté l'absence de conclusions et de moyens, ce qui rend la requête irrecevable sans obligation de régularisation. La décision a été prise par ordonnance le 29 novembre 2024.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 octobre 2024, Mme A demande au tribunal de clarifier les points qu'elle soulève afin de faire respecter les droits légaux de toutes les parties engagées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". A ceux de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. "

2. Mme A saisit le tribunal administratif de Grenoble " afin de clarifier tous les points soulevés et afin de faire respecter les droits légaux de toutes les parties engagées ". Toutefois, cette requête ne contient aucune conclusion ni, au demeurant, aucun moyen et se borne à faire état des difficultés qu'elle rencontre avec la commune de Magland à la suite d'une procédure de vente à l'amiable d'une parcelle lui appartenant. Par suite, sa requête, dès lors qu'elle ne comporte aucune conclusion, est irrecevable et la juridiction n'est pas tenue d'inviter la requérante à la régulariser. Cette irrégularité peut être relevée dès l'enregistrement de la requête sans attendre l'expiration du délai de recours. Par suite, la requête de Mme A peut être rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Copie en sera adressée pour information à la commune de Magland.

Fait à Grenoble, le 29 novembre 2024.

Le président,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.