Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407792

jeudi 17 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407792
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la directrice départementale de l'emploi, du travail et des solidarités de l'Isère refusant à la société Soccer CCV l'emploi d'apprentis. Le juge a estimé que M. B ne justifiait pas d'un intérêt personnel, direct et certain à agir, condition nécessaire pour un recours pour excès de pouvoir. La simple présence d'une erreur dans les motifs de la décision, concernant sa qualité de maître de stage, ne suffit pas à lui conférer un tel intérêt. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er octobre 2024 sur renvoi du tribunal administratif de Marseille, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision de la directrice départementale de l'emploi du travail et des solidarités de l'Isère du 25 juillet 2024 portant opposition à l'engagement d'apprentis par la société Soccer CCV pour une durée de deux ans.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Une requête tendant à l'annulation d'une décision administrative n'est recevable devant le juge de l'excès de pouvoir que si le requérant justifie d'un intérêt personnel, direct et certain à la contester. Cet intérêt s'apprécie au regard du dispositif de la décision et non de ses motifs.

3. M. B ne justifie d'aucun intérêt à contester la décision de la directrice départementale de l'emploi du travail et des solidarités de l'Isère du 25 juillet 2024 ayant pour objet de refuser à la société Soccer CCV l'emploi d'apprentis. La circonstance que la décision en litige comporterait une erreur dans ses motifs concernant la qualité de maître de stage de M. B n'est pas de nature à lui conférer un tel intérêt. Par suite, la requête de M. B est manifestement irrecevable et peut être rejetée par application du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble, le 17 octobre 2024.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre du travail et de l'emploi en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.