Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2407980

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2407980
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de M. B, qui contestait son exclusion de l'association Lou Pelaya. La juridiction a estimé que ce litige, portant sur le fonctionnement interne d'une association, relevait du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires. Par conséquent, le tribunal s'est déclaré manifestement incompétent pour en connaître, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative. La requête a été rejetée sans examen de l'urgence ou du bien-fondé.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 octobre 2024, M. A B doit être regardé comme demandant au juge des référés de suspendre, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 13 juin 2024 par laquelle le conseil d'administration de l'association Lou Pelaya, l'a exclu de l'association.

Il soutient que la décision litigieuse est :

- dépourvue de fondement ;

- entachée d'un vice de procédure ;

- entachée d'incompétence.

Vu :

* les autres pièces du dossier ;

- la requête n°2406165, enregistrée le 13 août 2024, par laquelle M. B demande l'annulation de l'arrêté et rejetée par ordonnance du 15 octobre 2024.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Thierry, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Le code de justice administrative dispose à son article L. 522-1 que : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " et à son article L. 522-3 que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. M. B doit être regardé comme demandant la suspension de la décision par laquelle il a été exclu de l'association Lou Pelaya. Cette demande concerne le fonctionnement d'une association et relève ainsi d'un litige privé entre deux personnes privées. Il n'appartient, dès lors, qu'à la juridiction judiciaire de connaître de celui-ci. Il suit de là que la juridiction administrative n'est manifestement pas compétente pour connaître de la requête de M. B. Au demeurant la requête en annulation de M. B concernant cette décision d'exclusion a d'ores et déjà été rejetée par une ordonnance du 15 octobre 2024.

3. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble, le 25 octobre 2024.

Le juge des référés,

P. Thierry

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 24079802