Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408222
vendredi 25 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2408222 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 octobre 2024, M. A D demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, au préfet de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour mention " recherche d'emploi/création d'entreprise " ;
2°) d'ordonner au préfet de l'Isère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et valable jusqu'à la délivrance d'un titre de séjour définitif.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 octobre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'il a convoqué M. C le 15 novembre 2024.
Par un mémoire enregistré le 25 octobre 2024, M. C indique maintenir ses conclusions aux fins de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Berot-Gay, greffier d'audience, M. B a lu son rapport et entendu M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. "
2. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'en cours d'instance, le préfet de l'Isère a convoqué M. C pour déposer sa demande de titre de séjour le 15 novembre 2024. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de ce dernier aux fins d'injonction de lui délivrer un rendez-vous.
3. En second lieu, il résulte de l'instruction que M. C, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 18 octobre 2024, ne justifie du caractère complet de son dossier de demande de titre de séjour que depuis le 26 septembre 2024. Par suite, en lui accordant un rendez-vous le 15 novembre suivant, soit un peu plus d'un mois et demi après que le dossier soit complet, le préfet de l'Isère n'a pas porté d'atteinte grave et immédiate à une liberté fondamentale. Par suite, les conclusions de M. C tendant à ce que le préfet de l'Isère lui délivre sans attendre une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. C aux fins d'injonction de délivrance d'un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour.
Article 2 : Le surplus des conclusions de M. C est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A D et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 25 octobre 2024.
Le juge des référés,
S. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.