Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408326

mardi 4 mars 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2408326
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’une requête contestant le recouvrement d’une amende forfaitaire et de frais de procédure issus d’une ordonnance pénale. Le juge a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que les mesures de recouvrement de ces créances, fondées sur une décision de justice judiciaire, ne sont pas détachables de la procédure pénale et relèvent donc de la compétence exclusive du juge judiciaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 octobre 2024, M. A B demande au tribunal le remboursement des pénalités qu'il a payé suite à une ordonnance pénale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de rejeter par ordonnance les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative.

2 M. B a été condamné au paiement d'une amende forfaitaire de 135 euros et de frais de procédure par ordonnance pénale. Après qu'il a réglé un montant de 90 euros, un montant de 76 euros dont il conteste être redevable et qui a fait l'objet d'un avis à tiers détenteur établi le 14 avril 2022 lui a été réclamé par le comptable public de la Trésorerie de Grenoble.

3. Les mesures prises en recouvrement des amendes et astreintes prononcées par la juridiction judiciaire ne sont pas détachables de la procédure pénale, ces créances litigieuses trouvant leur fondement dans la décision prononcée par la juridiction judiciaire. La juridiction administrative n'est pas ainsi pas compétente pour en connaître et, par voie de conséquence, pour statuer sur la requête de M. B. Par suite, il y a lieu de rejeter cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative

O R D O N N E :

Article 1er :La requête présentée par M. B est rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble le 4 mars 2025.

Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2408326