Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408434
vendredi 22 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2408434 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 octobre 2024, Mme B C, représentée par Me Combes, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de l'Isère a implicitement refusé de renouveler son titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui accorder un rendez-vous en préfecture dans un délai de quarante-huit heures à compter de l'ordonnance à intervenir, lequel devra avoir lieu dans un délai d'une semaine à compter de l'ordonnance à intervenir, pour le renouvellement de son récépissé ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 novembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Par un mémoire, enregistré le 15 novembre 2024, Mme C informe le tribunal qu'elle se désiste de ses conclusions aux fins d'injonction et maintient sa demande présentée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
2. En premier lieu, il résulte des dispositions de l'article L. 511-1 du code de justice administrative selon lesquelles " le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire ", qu'il n'appartient pas au juge des référés de prononcer l'annulation d'une décision administrative. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'annulation du refus implicite du préfet de l'Isère de renouveler le titre de séjour de Mme C doivent être rejetées.
3. En deuxième lieu, Mme C a informé le tribunal qu'elle se désistait de ses conclusions aux fins d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.
4. En dernier lieu, il convient, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme C de ses conclusions aux fins d'injonction.
Article 2 : L'Etat versera à Mme C la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 22 novembre 2024.
Le juge des référés,
V. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.