Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408776

mercredi 11 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2408776
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B épouse C d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée de son instance après le dépôt des conclusions en défense du préfet de l'Isère. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure. Aucune des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'a été appliquée au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 novembre 2024, Mme A B, épouse C, représentée par Me Aldeguer, demande au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre au préfet sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, de lui fixer, dans le délai de huit jours, un rendez-vous afin qu'un récépissé de demande de titre de titre lui soit délivré, dans l'attente de la délivrance définitive de son titre de séjour ;

2°) de condamner l'État à lui verser la somme de 1 300 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie : elle est placée en situation irrégulière depuis l'expiration de son précédent titre de séjour, soit le 6 novembre 2024 en raison du fait qu'elle se trouve dans l'impossibilité de prendre rendez-vous malgré ses nombreuses tentatives ;

- la mesure est utile pour assurer les droits du requérant et mettre fin à la situation d'urgence ;

- la mesure ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 novembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Par un mémoire complémentaire enregistré le 2 décembre 2024, M Mme A B D C, représentée par Me Aldeguer, déclare se désister de l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Mme B épouse C déclare se désister de l'instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1: Il est donné acte du désistement d'instance de Mme A B D C.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B D C et au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 11 décembre 2024.

Le juge des référés,

C. VIAL-PAILLER

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.