Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408791

jeudi 16 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2408791
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 octobre 2025, a donné acte du désistement de Mme A... de son recours en excès de pouvoir dirigé contre la décision de la commission de médiation de l’Isère du 5 septembre 2024 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. Ce désistement est intervenu à la suite de l’application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti par le président de la formation de jugement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 novembre 2024, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 5 septembre 2024 par laquelle la commission de médiation de l’Isère a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.


Par un mémoire en défense, enregistré le 30 décembre 2024, la préfète de l’Isère conclut au rejet de la requête.

Par un courrier du 10 septembre 2025, le président de la formation de jugement a informé Mme A..., qu’à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’en être désistée en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Le code de justice administrative dispose à son article R. 222-1 que : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; (...) » ; à son article R. 612-5-1 que : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ».
Par un courrier du président du tribunal mis à disposition par l’application Télérecours citoyens le 10 septembre 2025, dont il a été accusé réception le jour même, Mme A... a été invitée à confirmer expressément le maintien de ses conclusions et a été informée de ce que, à défaut de confirmation dans un délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans le délai d’un mois suivant cette date, Mme A... est réputée s’être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.


O R D O N N E :


Article 1er :
Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la préfète de l’Isère.



Fait à Grenoble le 16 octobre 2025.


Le président,

J-P. Wyss



La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.