Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408871

mercredi 25 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2408871
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B A de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu ses demandes de frais irrépétibles. Sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 700 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'Etat.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Cans, demande au Tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de renouveler son titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un certificat de résidence algérien " vie privée et familiale " sous astreinte de 500 euros par jour de retard, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter du prononcé du jugement, et de lui délivrer, dans l'attente de la décision, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 500 euros par jour de retard.

3°) de condamner l'Etat à payer à son conseil la somme de 1200 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, celle-ci s'engageant à exercer l'option prévue par cet article et à renoncer à percevoir la somme correspondante à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle. Et dans l'hypothèse où M. A se verrait refuser le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 200 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 9 décembre 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction, et maintenir ses demandes présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 14 avril 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 modifiée.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements ; () 5' Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que () la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ( ) ".

2. Le désistement des conclusions de la requête de M. A à fin d'annulation et d'injonction est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Le requérant ayant été admis définitivement à l'aide juridictionnelle, son avocat peut se prévaloir de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 700 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de M. A à fin d'annulation et d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera une somme de 700 euros à Me Cans sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à la part contributive de l'Etat et de l'admission définitive de M. B A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 25 juin 2025.

Le président de la 6ème chambre,

C. Vial Pailler

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.