Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408873
lundi 17 novembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2408873 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | AARPI VERCORS AVOCATS |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... A... de ses conclusions en annulation et injonction contre le préfet de l'Isère, concernant le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu sa demande de frais irrépétibles sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme sollicitée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 novembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Zaiem, demande au Tribunal :
- d’annuler les décisions implicites par lesquelles le préfet de l’Isère a refusé de renouveler son titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé ;
- d’enjoindre au préfet, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter de la décision à intervenir de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé de demande de titre de séjour, et une carte de résident valable 10 ans, et à défaut un titre de séjour pluriannuel et encore à défaut, de réexaminer sa situation administrative et de lui notifier une nouvelle décision ;
- de condamner l’Etat à verser à son conseil Maître Michaël Zaiem, la somme de 1500 euros en application de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle, et en toute hypothèse, une somme qui ne saurait être inférieure au montant d’aide juridictionnelle majoré de 50 %.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2025 la préfète de l'Isère demande à la juridiction de conclure à un non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 10 janvier 2025, M. B... déclare se désister de l’instance et maintenir sa demande présentée au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
M. B... A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 12 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 modifiée.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que (…) la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (... ) ».
M. B... déclare se désister des conclusions de sa requête à fin d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
M. B... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois, il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par M. B... à ce titre.
ORDONNE :
Article 1 : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de M. B... à fin d’annulation et d’injonction.
Article 2 : Les conclusions de M. B... présentées au titre des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 17 novembre 2025.
Le président de la 6ème chambre,
C. Vial Pailler
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 15 novembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Zaiem, demande au Tribunal :
- d’annuler les décisions implicites par lesquelles le préfet de l’Isère a refusé de renouveler son titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé ;
- d’enjoindre au préfet, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter de la décision à intervenir de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé de demande de titre de séjour, et une carte de résident valable 10 ans, et à défaut un titre de séjour pluriannuel et encore à défaut, de réexaminer sa situation administrative et de lui notifier une nouvelle décision ;
- de condamner l’Etat à verser à son conseil Maître Michaël Zaiem, la somme de 1500 euros en application de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle, et en toute hypothèse, une somme qui ne saurait être inférieure au montant d’aide juridictionnelle majoré de 50 %.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2025 la préfète de l'Isère demande à la juridiction de conclure à un non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 10 janvier 2025, M. B... déclare se désister de l’instance et maintenir sa demande présentée au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
M. B... A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 12 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 modifiée.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements ; (…) 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que (…) la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (... ) ».
M. B... déclare se désister des conclusions de sa requête à fin d’annulation et d’injonction. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
M. B... a obtenu le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois, il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de l’Etat la somme demandée par M. B... à ce titre.
ORDONNE :
Article 1 : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de M. B... à fin d’annulation et d’injonction.
Article 2 : Les conclusions de M. B... présentées au titre des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 17 novembre 2025.
Le président de la 6ème chambre,
C. Vial Pailler
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.