Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408949

mercredi 26 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2408949
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait l'arrêté de la rectrice de l'académie de Grenoble la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé. La requérante invoquait des moyens de fait relatifs à l'absence de démarches pour obtenir des indemnités journalières, jugés inopérants ou insuffisamment précis. Sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou irrecevables. La décision a donc été rejetée sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 novembre 2025 et des pièces complémentaires enregistrées le 29 novembre 2024, Mme A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel la rectrice de l'académie de Grenoble l'a placée en disponibilité d'office pour raison de santé du 5 juin 2024 jusqu'au 4 décembre 2024 inclus.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux de statuer par ordonnance pour : () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou () les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé () ".

2. Mme A, affectée au centre d'enseignement à distance (CNED) de Grenoble, expose que ni cet employeur ni le rectorat n'effectue de démarches pour qu'elle puisse bénéficier d'indemnités journalières alors que sa demande tendant à être de nouveau placée en congé de longue maladie a été rejetée, de sorte qu'elle se trouve privée de revenus. Ce faisant, elle n'invoque que des moyens de fait soit inopérants, soit manifestement non assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, cette requête doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Grenoble, le 26 février 2025.

La présidente,

A. TRIOLET

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.