Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2408970

mercredi 26 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2408970
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation d'un certificat de saisie partielle d'un bovin émis par le ministère de l'Agriculture. La juridiction a considéré la requête manifestement irrecevable, car elle ne contenait aucun moyen de droit ou de fait permettant d'établir l'illégalité de la décision contestée, en méconnaissance des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 novembre 2024, M. B demande au Tribunal d'annuler le certificat n°NOT_202400378405 du ministère de l'Agriculture en date 12 septembre 2024 portant saisie partielle d'un bovin.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux (), peuvent par ordonnance : () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () " ;

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les noms et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. " ;

3. Si dans sa requête M. B fait état de son désaccord quant à l'ampleur de la saisie partielle, qu'il estime abusive en ce qu'elle lui fait perdre une somme de plus de 600 euros, il ne fait état d'aucun moyen de fait ou de droit tendant à établir l'illégalité de celle-ci. Ainsi cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble, le 26 février 2025.

La présidente de la 3ème chambre

A. Triolet

La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2408970