Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409232
mardi 30 décembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2409232 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CANS |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par Mme C... épouse B... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence algérien de dix ans. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Elle a en revanche maintenu sa demande de condamnation de l’État au titre des frais irrépétibles, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’il n’y avait pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit à ces conclusions.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 novembre 2024, Mme A... C... épouse B..., représentée par Me Cans, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a rejeté sa demande de délivrance d’un certificat de résidence algérien d’une durée de dix ans ;
3°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter du prononcé du jugement et de lui délivrer, dans l’attente de la décision une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 500 € par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1200 euros qui sera versée à Me Cans sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, celle-ci s’engageant à exercer l’option prévue par cet article et à renoncer à percevoir la somme correspondante à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle et, dans l’hypothèse où Mme C... épouse B... se verrait refuser le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1200 € au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et au rejet des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 14 avril 2025, Mme C... épouse B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
Par un mémoire enregistré le 12 novembre 2025, Mme C... épouse B... a déclaré se désister de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction mais maintenir sa demande au titre des frais irrépétibles.
Vu :
les autres pièces du dossier,
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux par ordonnance, de donner acte des désistements et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de question autres que la condamnation prévue à l’article L 761-1 du code de justice administrative.
Le désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de Mme C... épouse B... est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme C... épouse B... tendant à la condamnation de l’Etat au titre des frais irrépétibles.
O R D O N N E :
Article 1er
:
Il est donné acte du désistement à fin d’annulation et d’injonction de la requête de Mme C... épouse B....
Article 2 : Les conclusions de Mme C... épouse B... présentées au titre des frais irrépétibles sont rejetées.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... épouse B..., à Me Cans et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 30 décembre 2025.
La présidente de la 5ème chambre,
Bedelet
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 26 novembre 2024, Mme A... C... épouse B..., représentée par Me Cans, demande au tribunal :
1°) de lui accorder l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a rejeté sa demande de délivrance d’un certificat de résidence algérien d’une durée de dix ans ;
3°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter du prononcé du jugement et de lui délivrer, dans l’attente de la décision une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 500 € par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1200 euros qui sera versée à Me Cans sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, celle-ci s’engageant à exercer l’option prévue par cet article et à renoncer à percevoir la somme correspondante à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle et, dans l’hypothèse où Mme C... épouse B... se verrait refuser le bénéfice de l’aide juridictionnelle totale, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1200 € au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 janvier 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et au rejet des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 14 avril 2025, Mme C... épouse B... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale.
Par un mémoire enregistré le 12 novembre 2025, Mme C... épouse B... a déclaré se désister de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction mais maintenir sa demande au titre des frais irrépétibles.
Vu :
les autres pièces du dossier,
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux par ordonnance, de donner acte des désistements et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de question autres que la condamnation prévue à l’article L 761-1 du code de justice administrative.
Le désistement des conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de Mme C... épouse B... est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu’il en soit donné acte.
Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme C... épouse B... tendant à la condamnation de l’Etat au titre des frais irrépétibles.
O R D O N N E :
Article 1er
:
Il est donné acte du désistement à fin d’annulation et d’injonction de la requête de Mme C... épouse B....
Article 2 : Les conclusions de Mme C... épouse B... présentées au titre des frais irrépétibles sont rejetées.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C... épouse B..., à Me Cans et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble, le 30 décembre 2025.
La présidente de la 5ème chambre,
Bedelet
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.