Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409314

mercredi 11 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2409314
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme C de sa demande d’injonction visant à obtenir une convocation pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante a en effet conclu au non-lieu à statuer après que la préfète de l’Isère a également soulevé un non-lieu. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser à Mme C la somme de 600 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 novembre 2024, Mme B C, représentée par Me Ollivier, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère, sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à venir, de lui délivrer une convocation sous vingt-quatre heures pour un rendez-vous dans les quarante-huit heures en vue du dépôt de son dossier de renouvellement de titre de séjour ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 décembre 2024, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Par un mémoire enregistré le 10 décembre 2024, Mme C conclut au non-lieu à statuer sur sa demande d'injonction et porte sa demande présentée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à la somme de 2 000 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. "

2. Dans ses dernières écritures, Mme C conclut au non-lieu à statuer sur sa demande d'injonction. De telles conclusions équivalent à un désistement. Ce désistement est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme C de sa demande d'injonction.

Article 2 : L'Etat versera à Mme C la somme de 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 11 décembre 2024.

Le juge des référés,

V. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.