Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409457

vendredi 13 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2409457
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant macédonien, contestant l'arrêté du préfet de l'Isère du 28 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi que l'arrêté du 27 novembre 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Huard, demande au tribunal :

1°) de lui accorder, à titre provisoire, le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 28 octobre 2024 par lequel le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux années ;

3°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 27 novembre 2024 par lequel le préfet de l'Isère l'a assigné à résidence ;

4°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de supprimer le signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros qui sera versée à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. A soutient que :

Sur l'arrêté du 28 octobre 2024 :

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;

- le préfet a méconnu l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à défaut d'avoir saisi la commission du titre de séjour ;

- le préfet a méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le préfet a méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York du 26 janvier 1990 ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :

- cette décision doit être annulée par la voie de l'exception d'illégalité ;

- le préfet a méconnu l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à défaut d'avoir vérifié son droit au séjour ;

- le préfet a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention de New-York du 26 janvier 1990 ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne l'absence de délai de départ volontaire :

- cette décision est disproportionnée et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour :

- cette décision doit être annulée par la voie de l'exception d'illégalité ;

- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;

- le préfet a méconnu l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à défaut d'avoir examiné l'ensemble des éléments mentionnés dans cet article ;

- cette décision est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Sur l'arrêté du 27 novembre 2024 :

- l'assignation à résidence doit être annulée par la voie de l'exception d'illégalité.

Par des mémoires enregistrés le 12 décembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Argentin, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 12 décembre 2024 :

- le rapport de M. Argentin, magistrat désigné ;

- les observations de Me Huard représentant M. A.

L'instruction a, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, été close à 14h26 après que les parties ont formulé leurs observations orales.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant macédonien, né en 1977, est entré sur le territoire français au cours de l'année 2010 selon ses déclarations. A la suite de sa demande du 26 octobre 2010, le statut de réfugié lui a été refusé par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 3 mars 2011. Par une décision du 15 décembre 2011, la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire et le préfet de l'Isère lui a délivré des cartes de séjour temporaires portant la mention " vie privée et familiale ". Par une décision du 16 mars 2013, la CNDA a, à la suite d'une demande en révision du directeur général de l'OFPRA, prononcé la nullité de sa décision du 15 décembre 2011 et a rejeté le recours dirigé contre la décision de l'OFPRA du 3 mars 2011. Par un arrêté du 6 novembre 2017, le préfet de l'Isère a retiré les titres de séjour qui avaient été délivrés à M. A au titre de la période du 13 mars 2013 au 12 mars 2018, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux ans. Le recours contentieux dirigé contre cette décision a été rejeté par un jugement du 15 février 2018 du tribunal administratif de Grenoble. L'appel interjeté par M. A contre ce jugement a été rejeté par un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 15 janvier 2019. M. A a présenté, le 6 avril 2023, une demande de titre de séjour. Par le premier arrêté attaqué du 28 octobre 2024, le préfet de l'Isère a rejeté cette demande, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour de deux ans. Par le second arrêté attaqué du 27 novembre 2024 le préfet de l'Isère a assigné M. A à résidence.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence qui s'attache au règlement du litige, il y a lieu d'admettre M. A, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions en annulation :

En ce qui concerne l'arrêté du 28 octobre 2024 :

S'agissant du refus de titre de séjour :

3. La décision contestée mentionne de façon suffisamment précise les considérations de droit ainsi que les éléments de fait propres à la situation personnelle et familiale de M. A sur lesquels il se fonde. Ainsi, l'arrêté satisfait à l'obligation de motivation résultant des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. M. A n'établit pas avoir demandé la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut être qu'écarté.

5. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".

6. M. A soutient que la décision contestée porte atteinte au respect de sa vie privée et familiale. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré sur le territoire français au cours de l'année 2010 sans toutefois établir y avoir séjourné habituellement jusqu'à la date de la décision contestée. Au cours de la période dont se prévaut le requérant, sa demande d'asile a été rejetée, les titres de séjour qui lui avaient été délivrés entre 2013 et 2018 ont été retirés pour fraude et il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement prononcée en 2017 qu'il n'a pas exécutée. M. A n'établit pas avoir en France des liens privés anciens, intenses et stables alors qu'il n'est pas dépourvu de tous liens dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Si M. A est père de six enfants dont cinq sont majeurs il ne justifie pas, par les pièces produites et notamment par les copies de deux titres de séjour dont les dates de validité sont expirées, que ces derniers résideraient régulièrement en France. Ainsi, eu égard aux conditions et à la durée de son séjour en France, le préfet de l'Isère n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, les moyens correspondants doivent être écartés.

7. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le préfet de l'Isère n'a pas entaché sa décision de refus de délivrance de titre de séjour d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de M. A. Par suite, le moyen correspondant doit être écarté.

8. M. A fait valoir que son enfant mineur, âgé de 15 ans, a toujours été scolarisé en France. Toutefois, il n'est pas établi que cet enfant ne pourrait poursuivre sa scolarité dans son pays d'origine. En outre, il n'est pas établi que la décision contestée aurait pour effet de séparer cet enfant de son environnement familial. Il suit de là que le moyen tiré de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

9. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer () la carte de séjour temporaire prévue aux articles () L. 423-23 () à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ".

10. Le préfet n'est tenu de saisir cette commission que du cas des seuls étrangers qui remplissent effectivement les conditions prévues par ces textes auxquels il envisage de refuser le titre de séjour sollicité et non de celui de tous les étrangers qui s'en prévalent. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à soutenir qu'il remplit effectivement les conditions prévues par ces textes. Le moyen tiré du vice de procédure, faute pour le préfet de n'avoir pas saisi la commission du titre de séjour, doit ainsi être écarté.

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

11. Il résulte de ce qui précède que l'exception d'illégalité de la décision de refus de séjour dirigée contre l'obligation de quitter le territoire français, doit être écartée.

12. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est () édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".

13. Contrairement à ce que soutient M. A, il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Isère a procédé à la vérification de son droit au séjour avant d'édicter la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

14. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés.

S'agissant de l'absence de délai de départ volontaire :

15. M. A ne justifie pas d'attaches en France autres que celle de sa cellule familiale dont tous les membres ont la même nationalité. En outre, M. A n'est pas dépourvu d'attaches personnelles en Macédoine où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-trois ans. Au regard des circonstances invoquées, les moyens tirés du caractère disproportionné et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :

16. Il résulte de ce qui précède que l'exception d'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français dirigée contre l'interdiction de retour sur le territoire français, doit être écartée.

17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ". Aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " () les décisions d'interdiction de retour () prévues aux articles L. 612-6 () sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées.".

18. Il ressort des termes de l'arrêté du 28 octobre 2024 que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Cette décision est donc suffisamment motivée. En outre, la teneur de cette motivation prouve l'examen, par le préfet de l'Isère, des éléments qu'il est tenu de prendre en compte pour fixer la durée de l'interdiction et tels que mentionnés par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen de l'ensemble des critères prévus par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

19. M. A soutient que la décision contestée aura pour effet de rompre ses liens personnels en France et de l'empêcher de rendre visite à ses enfants. Toutefois, M. A n'établit pas avoir en France des liens privés anciens, intenses et stables. En outre, et comme il a été dit précédemment il ne justifie pas, comme il le soutient, que ses cinq enfants majeurs résideraient régulièrement sur le territoire français. Au demeurant, rien ne permet de considérer que les membres de cette famille ne pourraient pas entretenir des liens hors de France et notamment dans le pays dont ils possèdent la nationalité. Par suite, les moyens tirés du caractère disproportionné de la décision d'interdiction de retour et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

En ce qui concerne l'arrêté du 27 novembre 2024 :

20. Il résulte de ce qui précède que l'exception d'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français dirigée contre l'assignation à résidence, doit être écartée.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

22. Le présent jugement, qui rejette la requête de M. A, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à la prise en charge des frais non compris dans les dépens :

23. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que les frais exposés en cours d'instance et non compris dans les dépens soient mis à la charge de l'Etat, qui, dans la présente instance, n'est pas la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Huard et au préfet de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2024

Le magistrat désigné,

S. ArgentinLe greffier,

G.Morand

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.