Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409465

mercredi 4 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2409465
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMIRAN

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'un requérant concernant le refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction ne statue donc pas sur le fond de l'affaire. Elle condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre des frais exposés et non couverts par l'aide juridictionnelle, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 décembre 2024, M. B..., représenté par Me Miran, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite du préfet de l'Isère portant refus de délivrance d'un titre de séjour au requérant ;
2°) d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer un titre de séjour « Vie privée et familiale » dans un délai de 2 mois et dans l’attente de lui délivrer une attestation de prolongation de sa demande de titre l’autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner l’Etat à lui verser une somme de 1800 euros au titre de l’article L.761 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi relative à l’aide juridique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 10 janvier 2025, la préfète de l’Isère conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire, enregistré le 5 janvier 2025 , M. B... déclare se désister de sa requête et maintenir sa demande au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative et au titre de l’article 37 de la loi relative à l’aide juridique.

Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : « ... les présidents de formation de jugement des tribunaux ... peuvent, par ordonnance : 1 donner acte des désistements (…) ; 5 Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
2. Le désistement de M. B... est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B... au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1000 euros, qui sera versée à Me Miran, sous réserve que cette dernière renonce au bénéfice de l’aide juridictionnelle.




ORDONNE :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....


Article 2 : La préfète de l’Isère versera à Me Miran, avocat de M. B..., une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Miran et à la préfète de l’Isère.


Fait à Grenoble, le 4 mars 2026.



Le président de la 3ème chambre,



B. Savouré


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.