Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2409567

jeudi 12 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2409567
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A. Ce dernier contestait la délivrance d'un titre de séjour d'un an, estimant avoir droit à une carte de résident de dix ans. La requête a été jugée irrecevable en raison de l'absence de requête distincte en annulation. À titre subsidiaire, le tribunal a relevé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A étant autorisé à séjourner jusqu'en octobre 2025.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 décembre 2024, M. C A doit être regardé comme demandant au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 4 décembre 2024 en tant qu'elle lui accorde un titre de séjour d'un an et non une carte de résident de dix ans, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.

Il fait valoir que la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il a longuement attendu la délivrance de ce titre ; que sa situation financière ne lui permet pas d'acquitter la somme de 225 euros exigée pour la délivrance de ce titre et dont il serait dispensé pour la délivrance d'une carte de résident ; qu'il doit obtenir l'équivalence du permis poids lourds obtenu en Algérie.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article R. 522-1 de ce code : " () À peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ".

2. En l'absence de requête distincte tendant à l'annulation de la décision en litige, la requête de M. A est irrecevable. Il y a lieu de la rejeter par application de la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

3. En tout état de cause, M. A, qui est autorisé au séjour jusqu'au 7 octobre 2025 ne justifie pas, en l'état, d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 précité.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.

Fait à Grenoble, le 12 décembre 2024.

La juge des référés,

A. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.