Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2410092

lundi 20 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2410092
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Savoie le 10 décembre 2024. Le juge a constaté qu'aucune décision d'éloignement n'avait été notifiée à l'intéressé, rendant sa demande impossible à régulariser. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 décembre 2024, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de la décision du 10 décembre 2024 du préfet de la Savoie portant obligation de quitter le territoire français.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; " ;

2. Il ressort des pièces du dossier qu'aucune décision n'a été notifiée à M. A et que les services de la police aux frontières ont recueilli ses observations aux fins d'éloignement à la suite d'une précédente interdiction du territoire national. Par suite, cette requête, qui ne saurait être régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de M. A est rejetée.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de la Savoie.

Fait à Grenoble, le 20 janvier 2025.

Le président,

M. C

La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.