Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2410311

jeudi 9 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2410311
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B A comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait la révision de son dossier suite au rejet de sa demande d'acquisition de la nationalité française par le préfet de l'Isère. Le juge a considéré que cette demande constituait un recours gracieux relevant de l'autorité préfectorale et non du juge administratif. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 décembre 2024, Mme B A demande au tribunal de réviser son dossier à la suite du rejet par une décision du 15 novembre 2024 de sa demande d'acquisition de la nationalité française.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Par une décision du 15 novembre 2024, le préfet de l'Isère a rejeté la demande de Mme A tendant à l'acquisition de la nationalité française au motif qu'elle n'avait pas produit un acte de naissance conforme aux règles de l'état civil français en dépit de la demande qui lui avait été adressée le 8 août 2024. Dans sa requête, Mme A indique qu'elle possède désormais ce document et demande que son dossier soit révisé. Une telle demande constitue un recours gracieux sur lequel il n'appartient pas au juge de statuer mais qui doit être adressé directement à la préfète de l'Isère. Par suite, la requête de Mme A est manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Grenoble, le 9 janvier 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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