Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2410395

mardi 11 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2410395
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C qui demandait à être convoquée par la préfecture pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction, retirant ainsi le rejet implicite de sa demande. Le juge a estimé que, compte tenu des explications lacunaires de la requérante et de l'absence de réponse au mémoire en défense, la mesure sollicitée ne présentait pas le caractère d'utilité requis. La requête a donc été rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 décembre 2024, Mme A C doit être regardée comme demandant au tribunal d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui accorder un rendez-vous.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 janvier 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.

Elle fait valoir qu'elle a délivré à Mme C une attestation de prolongation d'instruction ayant pour effet de retirer le rejet implicite de la demande de titre de séjour de l'intéressée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Il est constant que la préfète de l'Isère a délivré à Mme C une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour. En l'état des explications très lacunaires de la requérante quant à sa situation et alors qu'elle n'a pas répliqué au mémoire en défense qui lui a été communiqué, il n'apparaît pas que la mesure demandée présenterait le caractère d'utilité requis par les dispositions précitées de l'article L. 521-3. La requête doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : Le requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 11 février 2025.

La juge des référés,

A. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.