Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500396

jeudi 6 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500396
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL BS2A (BESCOU & SABATIER)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. A visant à obtenir l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction avec droit au travail. La juridiction a constaté que la préfète de l'Isère avait déjà délivré une attestation de décision favorable et qu'une carte de séjour temporaire allait être prochainement remise à l'intéressé, rendant ainsi sa demande d'injonction sans objet. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande. Toutefois, il a condamné l'État à verser à M. A une somme de 800 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 janvier 2025, M. B A, représenté par Me Sabatier, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enregistrer sa demande de titre de séjour, et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction avec droit au trvail dans un délai de 3 jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 31 janvier 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Le président du tribunal a désigné M. Pfauwadel, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Il résulte de l'instruction que la préfète de l'Isère a délivré à M. A une attestation de décision favorable sur sa demande de titre de séjour, et qu'une carte de séjour temporaire valable du 1er février 2025 au 31 janvier 2026 portant la mention " vie privée et familiale " lui sera prochainement délivré. La demande d'injonction de M. A est ainsi devenue sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros à verser à M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction présentée par M. A.

Article 2 : L'Etat versera à M. A la somme de 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 6 février 2025.

Le juge des référés,

M. Pfauwadel

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.