Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500449

vendredi 31 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500449
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDEME

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B, titulaire d’un titre de séjour « passeport talent » arrivant à expiration, afin d’enjoindre à la préfète de l’Isère de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de changement de statut, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requérante s’est désistée de son instance en cours de procédure. Par ordonnance du 31 janvier 2025, le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans statuer sur le fond. Aucune mesure d’urgence n’a donc été ordonnée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 15 janvier 2025, Mme A B, représentée par Me Deme, demande au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) déclarer la requête recevable ;

2°) de constater l'urgence ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance, d'avoir à délivrer une convocation dans les 15 jours afin que Mme B puisse déposer sa demande de titre de séjour ;

4°) de condamner l'Etat au paiement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie : la requérante est titulaire d'un titre de séjour pluriannuel en cours de validité, valable du 25 janvier 2021 au 24 janvier 2025, portant la mention " passeport talent " ; cela fait 4 mois qu'elle tente, en vain, de prendre un rendez-vous en ligne afin de déposer sa demande de changement de statut en préfecture ; elle risque de se retrouver dans une situation très précaire tant professionnellement que personnellement ;

- la mesure est utile pour assurer les droits du requérant et mettre fin à la situation d'urgence ;

- la mesure ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative.

Par un mémoire enregistré le 16 janvier 2025, Mme B, représentée par Me Deme, déclare se désister de l'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ".

2. Mme A B déclare se désister de l'instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1 : Il est donné acte du désistement d'instance de Mme A B

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à Me Deme et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 31 janvier 2025.

Le juge des référés,

C. VIAL-PAILLER

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.