Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500491

mercredi 29 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500491
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande de M. B, a rejeté sa requête visant à obtenir une injonction pour finaliser le renouvellement de son titre de séjour et garantir la continuité de ses droits. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 avril 2025, conformément à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce document permet à M. B de justifier de la régularité de son séjour et de poursuivre son contrat d'apprentissage, ce qui fait disparaître l'urgence justifiant l'intervention du juge des référés. La solution retenue est le rejet de la requête, faute d'urgence caractérisée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 janvier 2025, 23 janvier 2025 et 28 janvier 2025, M. C B demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures, d'enjoindre à la préfète de l'Isère de finaliser son dossier de demande de renouvellement de son titre de séjour avant le 22 avril 2025 et de garantir la continuité de ses droits sociaux et professionnels en cas de retard.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 janvier 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

2. Aux termes de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le dépôt d'une demande présentée au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 donne lieu à la délivrance immédiate d'une attestation dématérialisée de dépôt en ligne. Ce document ne justifie pas de la régularité du séjour de son titulaire. / Lorsque l'instruction d'une demande complète et déposée dans le respect des délais mentionnés à l'article R. 431-5 se poursuit au-delà de la date de validité du document de séjour détenu, le préfet est tenu de mettre à la disposition du demandeur via le téléservice mentionné au premier alinéa une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande dont la durée de validité ne peut être supérieure à trois mois. Ce document, accompagné du document de séjour expiré, lui permet de justifier de la régularité de son séjour pendant la durée qu'il précise. () ".

3. Il résulte de l'instruction que la préfète de l'Isère a délivré à M. B le 23 janvier 2025 une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 22 avril 2025. Conformément aux dispositions précitées de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce document lui permet de justifier de la régularité de son séjour jusqu'à sa date d'expiration et de poursuivre l'exécution de son contrat d'apprentissage. Par suite, M. B n'est plus dans une situation d'urgence qui nécessite l'intervention du juge des référés, auquel il n'appartient pas de garantir la continuité de ses droits sociaux et professionnels au-delà du 22 avril 2025. Par suite, la demande de M. B présentée dans le dernier état de ses écritures ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 29 janvier 2025.

Le juge des référés,

V. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.