Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500683

jeudi 23 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500683
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui contestait un refus de rendez-vous pour le renouvellement de son récépissé de demande de carte de séjour. Le juge a estimé que la requête était insuffisamment motivée, ne permettant pas de déterminer la nature exacte du recours (suspension ou mesures utiles), et qu'elle ne justifiait ni de l'urgence ni du bien-fondé de la demande. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qui permet de rejeter une requête manifestement irrecevable ou mal fondée sans instruction contradictoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 janvier 2025, M. C A saisit le juge des référés d'un recours à la suite d'un refus de prise de rendez-vous pour un renouvellement de récépissé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. ".

2. La requête de M. A, présentée comme ayant pour objet un recours à la suite d'un refus de prise de rendez-vous pour un renouvellement de récépissé, se borne à mentionner que sa demande de carte de séjour aurait été " bloquée " le 3 mars 2024, à exposer brièvement sa situation personnelle et familiale et à demander un réexamen de sa demande. Cette requête ne permet pas de déterminer si le requérant entend saisir le juge des référés d'un recours en suspension contre un éventuel rejet de sa demande de titre de séjour ou d'un recours afin que soient ordonnées des mesures utiles en vue de lui permettre d'obtenir un rendez-vous en préfecture pour se voir délivrer un récépissé. Elle n'est par ailleurs accompagnée d'aucune pièce de nature à justifier d'une situation d'urgence et du bien-fondé de la demande. Par suite, elle ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.

Fait à Grenoble, le 23 janvier 2025.

Le juge des référés,

V. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.