Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500795

jeudi 30 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500795
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a pris acte du désistement de Mme E épouse A C de ses conclusions tendant à la liquidation d'une astreinte de 100 euros par jour, prononcée par une ordonnance du 20 décembre 2024 pour inexécution d'une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. La requérante a maintenu sa demande de frais irrépétibles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, mais le juge a rejeté cette demande, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La solution retenue est donc un désistement acté et un rejet des conclusions accessoires.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 janvier 2025, Mme B E épouse A C, représentée par Me Cans, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-7 du code de justice administrative :

1°) de constater que la préfète de l'Isère n'a pas exécuté l'ordonnance du 20 décembre 2024 (n°2409864) ;

2°) de prononcer la liquidation de l'astreinte de 100 euros par jour de retard fixée par l'ordonnance du 20 décembre 2024 (n°2409864) s'élevant au 24 janvier 2025 à la somme de 2000 euros et de condamner l'Etat au versement de cette somme au titre de la liquidation de l'astreinte, à parfaire à la date de prononcé de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Mme E épouse A C soutient que la préfète de l'Isère n'ayant pas exécuté l'ordonnance du 20 décembre 2024 (n°2409864) qui enjoignait de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avant le 4 janvier 2025 sous astreinte de 100 euros par jour de retard, il y a lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte s'élevant au 24 janvier 2025 à la somme de 2000 euros, à parfaire à la date de prononcé de l'ordonnance à intervenir.

Par un mémoire du 28 janvier 2025, Mme E épouse A C a déclaré se désister de ses conclusions à fin de liquidation d'astreinte et maintenir ses conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens.

La requête et le mémoire ont été communiqués à la préfète de l'Isère qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Hamdouch, Premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Hamdouch, Premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique du 30 janvier 2025 à 10 h 30, en l'absence des parties.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par le mémoire susvisé, Mme E épouse A C a déclaré se désister de ses conclusions à fin de liquidation de l'astreinte prononcée par l'ordonnance n°2409864 du 20 décembre 2024. Ce désistement est pur et simple, il y a lieu de lui en donner acte.

2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par Mme E épouse A C au titre des frais non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à Mme E épouse A C du désistement de ses conclusions relatives à la liquidation de l'astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B E épouse A C et au ministre de l'intérieur.

Fait à Grenoble, le 30 janvier 2025.

Le juge des référés,

S. Hamdouch

Le greffier,

M. D La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.