Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2500810

jeudi 13 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2500810
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de délivrance d’un permis de visite à la maison d’arrêt de Bonneville. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen de droit, se limitant à une simple demande d’accompagnement de son fils. La décision s’appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 21 janvier 2025, la présidente de la 5ème chambre du tribunal administratif de Lyon a transmis au tribunal administratif de Grenoble le dossier de la requête présentée par Mme B A le 6 novembre 2024.

Par cette requête, enregistrée au greffe le 21 janvier 2025, Mme A peut être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 13 septembre 2024 par laquelle le chef d'établissement de la maison d'arrêt de Bonneville lui a refusé la délivrance d'un permis de visite.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".

2. Dans sa requête, Mme A ne fait valoir aucun élément de nature à démontrer l'illégalité de la décision du 6 novembre 2024 mais se borne à indiquer qu'elle souhaite pouvoir accompagner son fils pour qu'il puisse rendre visite à son père. Sa requête est ainsi dépourvue de moyen et, par suite, est manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Grenoble, le 13 février 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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