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AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2501063

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501063

lundi 12 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501063
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSCP DENIAU ROBERT LOCATELLI

Résumé IA

Tribunal Administratif de Grenoble, ordonnance de référé du [date non précisée]. Saisie par la commune de Péage de Roussillon sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la juridiction a fait droit à la demande d'expertise utile visant à déterminer les causes des désordres survenus dans les locaux de l'école maternelle Ollier après leur réhabilitation en 2024. La mission confiée à l'expert inclut notamment la description des désordres, l'analyse de leurs causes et l'évaluation des préjudices.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 janvier 2025, la commune de Péage de Roussillon, représentée par Me Nugue, demande au tribunal, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, de désigner un expert chargé de se prononcer, notamment, sur la cause des désordres intervenus dans les locaux de l'école maternelle Ollier à la suite de leur réhabilitation.

Elle soutient que cette expertise sera utile dans le cadre des actions en responsabilité qu'elle est susceptible d'engager.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mars 2025, la société AXA France Iard, représentée par Me Locatelli et agissant en sa qualité d'assureur de la société AD'3E, ne s'oppose pas à l'expertise sollicitée et demande qu'il lui soit donné acte de ses protestations et réserves.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2025, la société SMABTP, agissant en sa qualité d'assureur de la société Ingémétrie, ainsi que cette dernière société, toutes deux représentées par Me Burgy, ne s'opposent pas à l'expertise sollicitée et demande qu'il lui soit donné acte de ses protestations et réserves.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B en qualité de juge des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence d'une décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".

2. Il résulte de l'instruction que des désordres sont intervenus dans les locaux de l'école maternelle Ollier à la suite de leur réhabilitation en 2024.

3. La demande d'expertise présentée par la commune de Péage de Roussillon pour déterminer les causes et les conséquences de ces désordres présente donc un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées. Il convient d'y faire droit dans les conditions précisées au dispositif de la présente ordonnance.

4. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de déclarations, de réserves ou d'intentions.

ORDONNE

Article 1er : M. D A, domicilié 4 rue du 16 août 1944 à Saint-Martin-le-Vinoux, est désigné comme expert avec pour mission de :

1°- se rendre sur les lieux, entendre les parties, prendre connaissance de tous documents utiles ; donner tous éléments et établir tous plans, croquis ou schémas, produire des photos, utiles à la compréhension des faits de la cause ;

2°- rechercher et préciser les liens contractuels unissant les parties, décrire les missions confiées à chacune des parties à la présente instance, et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de services et tous autres documents utiles ; informer les parties qu'il est de leur intérêt d'appeler immédiatement telles entreprises dont la responsabilité serait mise en évidence au cours des premières opérations d'expertise ;

3°- préciser la chronologie des opérations de construction, ainsi que celles des opérations de réception, la nature des réserves dont cette réception aurait été assortie et les suites données à celles-ci ;

4°- décrire les désordres affectant l'ouvrage, en lien avec ceux indiqués ci-dessus, et en indiquer la nature et l'étendue ; pour chacun d'eux, déterminer la date de la première apparition, et préciser, si, à la date de la réception, il était apparent, ou tout au moins prévisible, en tout cas dans toutes ses conséquences ;

5°- fournir tous éléments permettant d'apprécier si chacun de ces désordres met l'ouvrage en péril ou le rendent impropre à sa destination, et donner son avis sur ce point ;

6°- donner son avis sur la ou les causes de chaque désordre (vice de conception, défaut de surveillance, faute d'exécution, manquement aux règles de l'art, qualité des matériaux utilisés, insuffisance d'entretien, ou tout autre cause) ; si les dommages sont dus à plusieurs causes, fournir tous éléments permettant d'apprécier dans quelle proportion ils sont imputables à chacune d'elles et donner son avis sur ce point ;

7°- décrire les travaux de nature à faire cesser les désordres et à remettre l'ouvrage en l'état prévu par le marché ; en évaluer le coût et en fixer la durée compte tenu des nécessités de leur conception, de la passation des marchés, et de l'exécution des travaux ;

8°- donner son avis sur l'existence d'améliorations et/ou de plus-values apportées à l'ouvrage par les préconisations des éventuelles solutions techniques ;

9°- donner son avis sur les préjudices de toute nature subis du fait desdits désordres et en évaluer le montant ;

10°- de manière générale, donner toutes précisions et informations utiles permettant au tribunal de se prononcer sur les responsabilités et l'importance du préjudice, ainsi que toute information utile à la solution du litige ;

11°- établir une synthèse non technique des réponses aux questions posées, et, s'il y a lieu, proposer une répartition motivée des responsabilités en pourcentage ;

12° - tenter de parvenir à un accord entre les parties, si possible.

L'expert disposera des pouvoirs d'investigation les plus étendus. Il pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.

Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.

Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.

Article 4 : L'expertise aura lieu en présence de la commune de Péage de Roussillon, de Mme C, et des sociétés Auxiliaire BTP, Ingémétrie, SMABTP, AD'3E, AXA France Iard, AXA Assurances Iard Mutuelle, Marron Frères, Générali Iard et Générali Vie.

Article 5 : L'expert déposera son rapport au greffe sous forme électronique par le biais de la plateforme d'échanges dans le délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours.

Article 6 : L'expert notifiera son rapport aux parties dans les conditions prévues à l'article R. 621-9 du code de justice administrative. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique.

Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Péage de Roussillon, à Mme C, et aux sociétés Auxiliaire BTP, Ingémétrie, SMABTP, AD'3E, AXA France Iard, AXA Assurances Iard Mutuelle, Marron Frères, Générali Iard et Générali Vieet à l'expert.

Fait à Grenoble, le 12 mai 2025.

Le juge des référés,

Stéphane B

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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