Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501078

mercredi 19 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501078
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantDIEYE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, qui demandait des mesures pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour. La requête était dirigée contre la préfète de l'Isère, qui avait finalement délivré le rendez-vous sollicité, rendant le litige sans objet. Le juge a constaté que le désistement était pur et simple et a ordonné qu'il en soit donné acte, sans prononcer d'injonction ni d'astreinte. Aucun texte de fond n'a été appliqué au-delà des dispositions procédurales du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 février 2025, M. C A, représenté par Me Dieye, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de prendre toutes mesures qu'il estimera utiles afin de faire cesser l'impossibilité d'accès au service public d'accueil des étrangers, cette impossibilité empêchant manifestement la demande rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous dans un délai de quinze jours pour déposer sa demande de titre de séjour dans les quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- la mesure demandée est utile dès lors qu'il est dans l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous ;

- la mesure demandée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens.

Elle fait valoir qu'elle a délivré à M. A un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour.

Par un mémoire du 14 février 2025, M. A a déclaré se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par le courrier susmentionné M. A a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. C A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère

Fait à Grenoble, le 19 février 2025.

Le juge des référés,

P. B

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 25010782