Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501435

lundi 26 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501435
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A contestant un refus de carte mobilité inclusion mention stationnement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du greffe. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative. Le tribunal précise que ce rejet n'empêche pas une nouvelle demande auprès de l'administration.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 février 2025, M. et Mme A doivent être regardés comme demandant au tribunal d'annuler une décision du président du conseil départementale de l'Isère leur refusant une carte mobilité inclusion mention stationnement.

Ils soutiennent que Mme A doit accompagner en voiture leur fils B, qui est handicapé, à ses rendez-vous médicaux.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () " et aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".

3. En dépit de la demande de régularisation qui leur a été adressée par le greffier en chef et à laquelle ils ont répondu le 19 mars 2025, M. et Mme A n'ont pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, produit une décision leur refusant le bénéfice de la carte mobilité inclusion mention stationnement. Par suite, cette requête, qui n'a pas été régularisée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.

4. La présente ordonnance ne fait pas obstacle à ce que M. et Mme A, s'ils ne l'ont déjà fait, saisissent l'administration d'une demande de carte mobilité inclusion mention stationnement.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A.

Fait à Grenoble, le 26 mai 2025.

Le président,

J. P. WYSS

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.