Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501449

jeudi 27 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501449
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour à M. C. En cours d'instance, une attestation de prolongation d'instruction ayant été délivrée à l'intéressé, le juge a constaté que la demande de suspension et les conclusions en injonction avaient perdu leur objet. Il a en conséquence prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. L'État a été condamné à verser 700 euros à M. C au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 février 2025, M. B C, représenté par Me Lamy, demande au juge des référés :

1°) à titre principal, de suspendre l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour et d'enjoindre à la préfète de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de 48 heures sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant de lui délivrer un titre de séjour et d'enjoindre à la préfète de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler dans un délai de 48 heures sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de condamner l'Etat au versement d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 20 février 2025, la préfète de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Vu :

- la décision du président du tribunal désignant M. A, magistrat honoraire, comme juge des référés ;

- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2501448 ;

- les autres pièces du dossier ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties, régulièrement convoquées à l'audience publique du 27 février 2025 à 10 heures 15, ne s'y sont pas présentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. En cours d'instance, une attestation de prolongation d'instruction a été délivrée à M. C. Dès lors, la demande de suspension d'exécution et les conclusions en injonction présentées par celui-ci ont perdu leur objet.

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. C de la somme de 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er :Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de suspension d'exécution et sur les conclusions en injonction présentées par M. C.

Article 2 :L'Etat versera à M. C une somme de 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 27 février 2025.

Le juge des référés,

C. A

Le greffier,

P. Muller

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2501449