Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2501953

mercredi 4 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2501953
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantGAY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Valence pour un projet de 55 logements et deux commerces. Les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a rejeté les demandes de la commune et du pétitionnaire tendant à la condamnation des requérants au titre des frais de justice. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 février 2025, M. et Mme D... B..., M. A... E... et Mme F... C..., représentés par Me Gay, demandent au tribunal :

1) d’annuler l’arrêté du 22 août 2024 par lequel le maire de la commune de Valence a délivré à la SNC Marignan Rhône un permis de construire n° PC 026 362 24 00017 valant permis de démolir et autorisation de travaux pour la construction de cinquante-cinq logements et de deux commerces, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux du 19 décembre 2024 ;

2) de mettre à la charge de la commune de Valence la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2025, la SNC Marignan Rhône, représentée par Me Bichelonne, conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des requérants la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juillet 2025, la commune de Valence conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge des requérants solidairement la somme de 326,70 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 16 janvier 2026, M. et Mme B... et autres déclarent se désister purement et simplement de leur requête.

Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ;

2. Le désistement de M. et Mme B... et autres est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Valence et de la SNC Marignan Rhône tendant à la condamnation de M. et Mme B... et autres au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er :
Il est donné acte du désistement de la requête de M. et Mme B... et autres.

Article 2 :
Les conclusions de la commune de Valence et de la SNC Marignan Rhône tendant à la condamnation de M. et Mme B... et autres au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées.

Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme D... B... en application de l’article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Valence, et à la SNC Marignan Rhône.




Fait à Grenoble le 4 février 2026.



La présidente de la 4ème chambre,

C. Rizzato






La République mande et ordonne à la préfète de la Drôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.