Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2502228

vendredi 28 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2502228
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A B. Cette requête, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour par la préfecture de l'Isère, a été jugée manifestement mal fondée car elle ne contenait ni exposé des moyens ni conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du même code. La solution retenue est le rejet sans audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 février 2025, M. A B expose au juge des référés statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le litige qui l'oppose à la préfecture à la suite du dépôt d'une demande de renouvellement de titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ". L'article L. 522-3 du même code dispose que le juge des référés peut rejeter par une ordonnance motivée, sans procédure contradictoire écrite ou orale, une requête manifestement mal fondée ou ne présentant pas un caractère d'urgence.

2. L'article R. 411-1 du code de justice administrative prévoit que : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. "

3. La requête de M. A ne contient l'exposé d'aucun moyen ni d'aucune conclusion et se borne à faire état d'un litige avec la préfecture de l'Isère relatif à sa demande de renouvellement de titre de séjour déposée le 12 novembre 2024. Par suite, elle est mal fondée et peut être rejetée sans audience sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de M. B est rejetée.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée pour information à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 28 février 2025.

Le président de la 2ème chambre,

juge des référés,

M. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.