Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2502487

mardi 12 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2502487
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui sollicitait diverses indemnisations et avantages pécuniaires de l'État. La requête portait sur des litiges distincts (absence de suivi d'une plainte pour harcèlement moral, différend avec son conseil, négligence dans le traitement d'une demande d'imputabilité au service, absence de réponse à des courriers, et calcul de sa pension de retraite). Le tribunal a estimé que la requête, non chiffrée, n'était étayée par aucun moyen de droit ni circonstance de fait permettant de cerner le litige. Cette décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes manifestement irrecevables sans invitation à régulariser.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 février 2025, Mme A présente plusieurs demandes indemnitaires et pécuniaires à l'encontre de l'Etat.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; ".

2. Dans sa requête, Mme A demande à être indemnisée des préjudices moraux résultant d'une absence de suivi de sa plainte pour harcèlement moral en février 2005, d'un différend avec son conseil, d'une négligence dans le traitement sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service d'août 2005 ainsi que du fait que la direction interrégionale des services pénitentiaires Rhône Alpes n'a pas répondu à ses courriers des 16 octobre 2021 et 2 septembre 2022. Elle demande enfin que sa pension de retraite pour invalidité soit calculée en prenant en compte le 8ème échelon de son grade acquis le 29 juillet 2016.

3. Cependant, cette requête non chiffrée porte sur des litiges distincts qui ne sont étayés par aucun moyen de droit de nature à établir une illégalité fautive, et au demeurant aucune circonstance de fait permettant de cerner plus précisément le litige que l'intéressée aurait entendu soumettre au tribunal. Dans ces conditions, elle ne peut qu'être rejetée comme étant manifestement irrecevable sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Grenoble, le 12 août 2025.

La présidente de la 3ème chambre,

A. Triolet

La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.