Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2502665

jeudi 5 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2502665
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2024. La requérante invoquait l’exploitation d’une chambre d’hôte, mais ce moyen a été jugé inopérant car la commune avait supprimé l’exonération pour les locations meublées non classées en meublés de tourisme. Le tribunal a également estimé que les autres moyens soulevés étaient insuffisamment précis. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative et des articles 1459 du code général des impôts et L. 324-1 du code du tourisme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 mars 2025, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal de prononcer la décharge de la cotisation foncière des entreprises à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article 1459 du code général des impôts : " Sont exonérés de la cotisation foncière des entreprises : / 1° Les propriétaires ou locataires qui louent accidentellement une partie de leur habitation personnelle, lorsque d'ailleurs cette location ne présente aucun caractère périodique ; / 2° Les personnes qui louent ou sous-louent en meublé une ou plusieurs pièces de leur habitation principale, sous réserve que les pièces louées constituent pour le locataire ou le sous-locataire en meublé sa résidence principale, et que le prix de location demeure fixé dans des limites raisonnables ; / 3° Sauf délibération contraire de la commune ou de l'établissement public de coopération intercommunale doté d'une fiscalité propre : / b) Les personnes qui louent en meublé des locaux classés dans les conditions prévues à l'article L. 324-1 du code de tourisme, lorsque ces locaux sont compris dans leur habitation personnelle ; / c) Les personnes autres que celles visées aux 1° et 2° du présent article ainsi qu'au b qui louent ou sous-louent en meublé tout ou partie de leur habitation personnelle. () ".

3. Par une décision du 13 janvier 2025, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère a rejeté la réclamation de Mme A au motif que la commune de Salanches avait voté, depuis le 17 juin 1992, la suppression de l'exonération pour les locations de locaux meublés, excepté lorsque les locaux sont classés en meublés de tourisme, dans les conditions prévues à l'article L. 324-1 du code de tourisme. Le moyen tiré de ce que la requérante n'exploiterait pas un meublé de tourisme mais une chambre d'hôte, est à cet égard inopérant. Le moyen tiré des énonciations qui seraient publiées sur le site " Service public " n'est quant à lui pas assorti de précision suffisante pour en apprécier le bien-fondé. Par suite, la requête de Mme A peut être rejetée par application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Grenoble, le 5 juin 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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