Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2502806

lundi 17 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2502806
TypeOrdonnance
RecoursExécution d'un jugement
PublicationD
Avocat requérantSCHURMANN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, était saisi d'une demande de liquidation définitive de l'astreinte prononcée à l'encontre de la préfète de l'Isère pour l'exécution d'une injonction d'enregistrement d'une demande d'asile. Le juge a constaté que l'injonction, assortie d'une astreinte provisoire de 100 euros par jour, avait finalement été exécutée. En conséquence, il a estimé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation définitive de l'astreinte, se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance n° 2502151 du 3 mars 2025, le juge des référés du tribunal a enjoint à la préfète de l’Isère de fixer un rendez-vous à Mme A... en préfecture pour l’enregistrement de sa demande d’asile dans le délai de trois jours suivant la notification de l’ordonnance sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Par une ordonnance n° 2502806 du 21 mars 2025, le juge des référés du tribunal a liquidé provisoirement l’astreinte à hauteur de 1600 euros au profit de Mme A....

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue le 12 novembre 2025 en présence de Mme Bourechak, greffier d’audience, M. C... a lu son rapport en l’absence des parties.


Considérant ce qui suit :

Mme A..., ressortissante guinéenne née le 19 décembre 1991 à Kouroussa (République de Guinée), s’est présentée le 19 février 2025 auprès de l’ADATE, structure conventionnée pour le premier accueil des demandeurs d'asile de l’Isère, et un rendez-vous lui a été indiqué pour le 14 avril 2025. Par une ordonnance du 3 mars 2025, le juge des référés du tribunal a enjoint à la préfète de l’Isère de fixer un rendez-vous à Mme A... en préfecture pour l’enregistrement de sa demande d’asile dans le délai de trois jours suivant la notification de l’ordonnance sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Par une ordonnance n° 2502806 du 21 mars 2025, le juge des référés du tribunal a liquidé provisoirement l’astreinte à hauteur de 1 900 euros au profit de Mme A....
Il ne résulte pas de l’instruction que l’injonction fait à la préfète de l'Isère par l’ordonnance n° 2502151 du 3 mars 2025 n’aurait pas reçue exécution à ce jour. Par suite, il n’y a pas lieu prononcer la liquidation définitive de l’astreinte fixée par cette même ordonnance.


ORDONNE :

Article 1er :
Il n’y a pas lieu de statuer sur la liquidation définitive de l’astreinte.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée à la préfète de l’Isère.


Fait à Grenoble, le 17 novembre 2025.


Le juge des référés,




M. C...




La République mande et ordonne au ministre de l’Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.