Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2502844

lundi 2 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2502844
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B contestant le refus implicite du Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation. Le requérant invoquait uniquement le préjudice personnel lié à l'impossibilité de retrouver un emploi, sans démontrer l'illégalité de la décision. Ce moyen a été jugé inopérant, ne permettant pas d'apprécier le bien-fondé de la contestation. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 mars 2025, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 14 mars 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a implicitement rejeté son recours gracieux contre la décision du 9 décembre 2024 lui ayant refusé la délivrance d'une autorisation préalable d'accès à une formation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. En se bornant à faire valoir que la décision contestée lui préjudicie dans la mesure où elle l'empêche de retrouver un emploi, M. B ne fait valoir aucun élément de nature à démontrer l'illégalité du refus qui lui a été opposé. Par suite, sa requête ne comporte qu'un moyen inopérant et peut être rejetée par application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble, le 2 juin 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.