Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2503693

lundi 2 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2503693
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B A contestant le classement sans suite de sa demande d'acquisition de la nationalité française. La décision du 19 août 2024 était motivée par l'absence de production d'un justificatif de maîtrise de la langue française, malgré une invitation en ce sens. La requérante se bornait à demander un réexamen de son dossier sans invoquer d'illégalité, ce qui ne relève pas de la compétence du juge de l'excès de pouvoir. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 avril 2025, Mme C B A forme devant le tribunal un recours contre la décision du 19 août 2024 ayant classé sans suite sa demande d'acquisition de la nationalité française.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Par une décision du 19 août 2024, la préfète de l'Isère a classé sans suite la demande de Mme B A tendant à l'acquisition de la nationalité française au motif qu'elle n'avait pas produit un diplôme ou une attestation justifiant d'un niveau suffisant de maîtrise de la langue française, malgré l'invitation qui lui a été adressée en ce sens le 30 avril 2024. Dans sa requête, Mme B A se borne à indiquer qu'elle dispose désormais d'un document attestant sa maîtrise de la langue et à demander au tribunal de réexaminer son dossier. Or il n'appartient pas au juge de procéder au réexamen du dossier de Mme B A. Il peut seulement annuler la décision de classement sans suite si elle est illégale. Mme B A ne fait état d'aucun élément tendant à démontrer l'illégalité de cette décision. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B A.

Fait à Grenoble, le 2 juin 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.