Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2504651

jeudi 5 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2504651
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B d'une demande de suspension du refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité. En cours d'instance, le CNAPS a finalement délivré la carte, conduisant M. B à se désister de ses conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a condamné le CNAPS à verser 800 euros à M. B au titre des frais de procès.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 mai 2025, M. A B, représenté par Me Angot, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 14 mars 2025 par laquelle le directeur du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de lui délivrer sa carte professionnelle ;

2°) d'enjoindre au conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle provisoire permettant d'exercer la profession d'agent de sécurité dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761 1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mai 2025, le conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir qu'il lui a délivré une carte professionnelle valable du 15 mai 2025 au 15 mai 2030.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 20 mai 2025 au cours de laquelle Mme C a lu son rapport et entendu les observations de Me Angot, représentant M. B, qui conclut au non-lieu à statuer et maintient ses demandes au titre des frais de procès.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur le désistement :

1. A l'audience, M. B conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, ce qui équivaut à un désistement pur et simple de ces conclusions. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais de procès :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du CNAPS une somme de 800 euros à verser au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement des conclusions aux fins de suspension et d'injonction.

Article 2 :L'Etat versera à M. B une somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B et Conseil national des activités privées de sécurité.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.

Le juge des référés,

J. C

La greffière,

E. Berot-Gay

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2504651