Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2504833

mercredi 14 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2504833
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A B, qui demandait une "dernière chance" suite à un arrêté municipal autorisant l'euthanasie ou le placement de son chien. La juridiction a estimé que la demande, qui ne formulait aucune conclusion relevant de l'office du juge administratif, était manifestement irrecevable. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R.222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 mai 2025, M. A B demande au tribunal de lui accorder une dernière chance à la suite de l'arrêté du 6 mai 2025 du maire de Grenoble autorisant le gestionnaire SACPA, Chenil Service à procéder à l'euthanasie ou au placement dans un lieu de dépôt adapté à la garde de son chien dénommé Loustic.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance, () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. En se bornant à demander que le tribunal lui accorde une dernière chance à la suite de l'arrêté du 6 mai 2025 du maire de Grenoble autorisant le gestionnaire SACPA, Chenil Service à procéder à l'euthanasie ou au placement dans un lieu de dépôt adapté à la garde de son chien dénommé Loustic, M. B ne saisit le tribunal d'aucune conclusion qui relève de l'office du juge administratif, auquel il n'appartient pas de faire œuvre d'administrateur. Par suite, la requête de M. B est entachée d'une irrecevabilité manifeste et ne peut qu'être rejetée en application du 4° de l'article R.222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de M. B est rejetée.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Grenoble le 14 mai 2025.

La présidente de la 5ième chambre,

A. BEDELET

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.