Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2505125

lundi 18 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2505125
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B C épouse A, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, rejette la demande sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mai 2025, Mme B C épouse A demande au Tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète de l'Isère d'instruire et de statuer rapidement sur sa demande de titre de séjour, le cas échéant sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () "

2. A ceux de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. "

3. Mme C épouse A expose au Tribunal que le silence gardé par l'administration préfectorale sur sa demande titre de séjour vaut décision implicite de rejet de sa demande et la place dans une grande précarité et a conduit à la perte de son emploi.

4. Toutefois, cette requête ne contient aucun moyen, contrairement aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Mme C épouse A n'a pas régularisé sa requête par le dépôt d'un mémoire avant l'expiration du délai de recours. Par suite, cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme B C épouse A.

Copie sera adressée pour information à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 18 août 2025.

Le président de la 2ème chambre,

M. D

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.