Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2505308

jeudi 22 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2505308
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantKORN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que le courrier du 21 mai 2025 n'était pas une décision d'éloignement, mais une simple lettre d'information engageant une procédure contradictoire préalable, insusceptible de recours. Cette solution est fondée sur l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 mai 2025, M. B A demande au tribunal d'annuler l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été notifiée en détention le 21 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. En vertu de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet peut, par ordonnance, rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance.

2. Contrairement à ce que soutient le requérant, le courrier qui lui a été notifié le 21 mai 2025 ne lui fait pas obligation de quitter le territoire français mais se borne à l'informer qu'en raison de la peine d'interdiction du territoire français prononcée à son encontre par le tribunal judiciaire d'Annecy, la préfète de la Savoie envisage de prendre à son égard une décision d'éloignement et à lui permettre de présenter ses observations sur l'édiction d'une telle mesure. Cette lettre, qui a seulement pour objet de mettre en œuvre une procédure contradictoire, n'est pas susceptible de recours. Par suite, la requête de M. A est manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète de la Savoie.

Fait à Grenoble, le 22 mai 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne à la préfète de la Savoie en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

2