Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2505767

mercredi 4 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2505767
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension de décisions implicites relatives à la reconnaissance d’un accident de service et à son placement en disponibilité d’office. La requérante avait présenté simultanément des demandes fondées sur les articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, sans les formuler de manière principale ou subsidiaire. Or, ces deux procédures de référé sont régies par des règles distinctes et ne peuvent être invoquées dans une même requête, ce qui rend la demande irrecevable. La juge des référés a donc rejeté l’ensemble de la requête pour irrecevabilité manifeste.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 juin 2025, Mme A C demande à la juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision implicite rejetant sa demande du 24 septembre 2024 de reconnaître sa pathologie comme imputable à un accident de service survenu le 7 juin 2023 ainsi que la décision la plaçant en disponibilité d'office ; d'enjoindre à l'administration de lui transmettre sous huit jours le rapport d'expertise médicale et les documents nécessaires à sa simulation de retraite ;

2°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de la réintégrer " dans ses droits statutaires et financiers " dans un délai de quinze jours sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.

1. Il résulte des dispositions du titre II du livre V du code de justice administrative, notamment des articles L. 521-1, L. 521-2, L. 523-1 et R. 522-5, que la demande formée devant le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-1 est présentée, instruite, jugée et, le cas échéant, susceptible de recours selon des règles distinctes de celles applicables à la demande présentée sur le fondement de l'article L. 521-2 et que, par suite, ces deux demandes ne peuvent, à peine d'irrecevabilité, être présentées simultanément dans une même requête, cette règle n'interdit cependant pas au juge des référés, dans l'hypothèse où l'une de ces demandes est expressément présentée à titre principal, de n'opposer l'irrecevabilité qu'à celle présentée à titre subsidiaire.

2. En l'espèce, Mme C forme conjointement et sans subsidiaire des demandes sur le fondement de ces procédures. Manifestement irrecevable, sa requête ne peut qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.

Fait à Grenoble, le 4 juin 2025.

La juge des référés,

A. B

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.