Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2506024

mardi 3 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2506024
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL BMT AVOCAT

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SAS Batim’ouv d’une demande de restitution d’un crédit d’impôt en faveur des métiers d’art au titre de 2023. En défense, l’administration fiscale a fait valoir un non-lieu à statuer après avoir accordé la restitution demandée le 16 décembre 2025. Le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à la société requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juin 2025, la SAS Batim’ouv, représentée par la SELARL BMT avocat, demande au tribunal :

1°) d’ordonner la restitution de la créance de crédit d’impôt en faveur des métiers d’art dont elle s’estime titulaire au titre de l’année 2023 ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 décembre 2025, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Par une décision du 16 décembre 2025, le directeur départemental des finances publiques de l’Isère a fait entièrement droit à la demande de restitution présentée par la SAS Batim’ouv. Par suite, il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées en ce sens.

Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


ORDONNE :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande de restitution de la SAS Batim’ouv.

Article 2 : L’Etat versera à la SAS Batim’ouv la somme de 1 200 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Batim’ouv et au directeur départemental des finances publiques de l’Isère.


Fait à Grenoble, le 3 février 2026.


Le président,





V. L’HÔTE


La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.