Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2506350

mercredi 2 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2506350
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, qui demandait le remboursement d’une somme prélevée sur son compte personnel de formation suite à la liquidation de son organisme de formation. Le juge a estimé qu’il n’appartient pas au tribunal administratif d’enregistrer une plainte, cette compétence relevant des services de police ou de gendarmerie. La décision est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 juin 2025, Mme A B porte plainte devant le tribunal afin d'obtenir le remboursement d'une somme prélevée de son compte personnel de formation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Mme B expose qu'elle s'est inscrite à une formation professionnelle auprès d'un organisme de formation et qu'à la suite de la mise en liquidation de ce dernier, il lui a été indiqué qu'elle devait déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie afin d'obtenir le remboursement du coût de cette formation sur son compte personnel de formation. Toutefois, il n'appartient pas au tribunal administratif, qui n'est ni un service de police ni un service de gendarmerie, d'enregistrer sa plainte. Par suite, sa requête est manifestement irrecevable.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Grenoble, le 2 juillet 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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