Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2506401

lundi 5 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2506401
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... contestant le refus implicite de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) de lui délivrer un certificat d'immatriculation. Le requérant invoquait uniquement les conséquences pratiques de cette absence de titre sur sa vie quotidienne et professionnelle. Le tribunal a jugé ces circonstances sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, constituant des moyens inopérants. En application de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 juin 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) lui refusant la délivrance d’un certificat d’immatriculation pour son véhicule ;

2°) d’enjoindre à l’ANTS de procéder au traitement de sa demande dans un délai raisonnable ;

3°) de mettre à la charge de l’ANTS « les frais de procédure ».

Il fait valoir que l’absence de délivrance d’un certificat d’immatriculation « l’empêche de circuler légalement avec [son] véhicule, ce qui a des conséquences importantes sur [sa]vie quotidienne et professionnelle ».


Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L’article R. 222-1 7° du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance de rejeter, après l'expiration du délai de recours les requêtes ne comportant que des moyens inopérants.

2. Pour contester la décision en litige, le requérant se borne à soutenir que l’absence de délivrance d’un certificat d’immatriculation « l’empêche de circuler légalement avec [son] véhicule, ce qui a des conséquences importantes sur [sa]vie quotidienne et professionnelle ». Ces circonstances sont sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.

3. Aucun autre moyen n’ayant été présenté dans le délai de recours contentieux, la requête de M. A..., qui ne contient que des moyens inopérants, doit être rejetée en toutes ses conclusions par application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er :
La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....







Fait à Grenoble le 5 janvier 2026.



La présidente de la 5ème chambre,

Bedelet



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.