Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2506508

jeudi 4 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2506508
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELAS AVOCATS PANDELON

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a constaté le désistement d'instance de la SAS Boucherie Trésor, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 mai 2025 ordonnant la fermeture administrative de son établissement pour un mois. La requête en référé suspension ayant été rejetée le 7 juillet 2025, la société n'a pas confirmé le maintien de son recours en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a donc donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 juin 2025, la SAS Boucherie Trésor, représentée par Me Pandelon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 mai 2025 par lequel la préfète de l'Isère a prescrit la fermeture administrative de son établissement pour une durée d'un mois ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- l'ordonnance du juge des référés n° 2506509 du 7 juillet 2025 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ".

2. La requête en référé n° 2506509 de la SAS Boucherie Trésor tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté de la préfète de l'Isère du 22 mai 2025, a été rejetée par une ordonnance du 7 juillet 2205 au motif qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. La SAS Boucherie Trésor a été, en application des dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, informée, dans la notification de l'ordonnance de référé, de ce qu'il lui appartenait de confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de sa requête au fond et de ce qu'à défaut de confirmation, elle serait réputée s'être désistée d'office. Aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction dans ce délai, la SAS Boucherie Trésor est réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de la SAS Boucherie Trésor.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Boucherie Trésor et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera délivrée à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 4 septembre 2025.

Le président,

V. L'HÔTE

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.