Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2506892

lundi 5 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2506892
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme A... dirigée contre l'arrêté du maire de La Verpillière autorisant le transfert d'un permis d'aménager à la SNC Lidl. Les requérants invoquaient des moyens relatifs à la localisation du projet, aux nuisances potentielles et à la dépréciation des habitations voisines. Le tribunal a estimé que ces moyens, dépourvus de précisions suffisantes, étaient irrecevables. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 juillet 2025, M. et Mme A... demandent au tribunal d’annuler l’arrêté par lequel le maire de la commune de La Verpillière a autorisé le transfert d’un permis d’aménager à la SNC Lidl.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…), peuvent par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».

2. M. et Mme A..., à l’appui de leur requête, se bornent à évoquer les raisons pour lesquelles ils demandent l’annulation de l’arrêté contesté : la localisation du projet, les potentielles nuisances et la dépréciation des habitations mitoyennes. Ces moyens, ne sont pas assortis de précisions suffisantes permettant d’en apprécier ni le caractère opérant ni le bien-fondé, et sont ainsi irrecevables.

3. Par suite, la requête de M. et Mme A... doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er :
La requête de M. et Mme A... est rejetée.


Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme A....




Fait à Grenoble le 5 janvier 2026.


Le président de la 1ère chambre,

P. Thierry



La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.