Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2506914
mardi 10 février 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2506914 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DIOUF-GARIN |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a donné acte du désistement de Mme A... B... de sa requête en annulation d’une décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant sa demande de titre de séjour. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande adressée à son conseil, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 2ème chambre a constaté ce désistement par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 juillet 2025, Mme A... B..., représentée par Me Diouf-Garin, demande au tribunal :
d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a rejeté sa demande de titre de séjour ;
d’enjoindre à la préfète de lui délivrer une carte de séjour portant la mention « membre de famille d’un citoyen de l’union/EEE/Suisse » d’une durée de 10 ans dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, à défaut de réexaminer sa demande et de lui notifier une nouvelle décision ;
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1500 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 décembre 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.
Par un courrier en date du 30 décembre 2025, Mme A... B... a été informée qu’à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’en être désistée en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements.
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».
3. En dépit de la demande qui a été adressée à son conseil en application des dispositions susvisées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative le 30 décembre 2025 et dont il a été accusé réception le 5 janvier 2026, Mme A... B... n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois qui lui était imparti. Par suite, elle doit être réputée s’être désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A... B....
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble le 10 février 2026.
Le président de la 2ème chambre,
Mathieu Sauveplane
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 3 juillet 2025, Mme A... B..., représentée par Me Diouf-Garin, demande au tribunal :
d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète de l'Isère a rejeté sa demande de titre de séjour ;
d’enjoindre à la préfète de lui délivrer une carte de séjour portant la mention « membre de famille d’un citoyen de l’union/EEE/Suisse » d’une durée de 10 ans dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, à défaut de réexaminer sa demande et de lui notifier une nouvelle décision ;
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1500 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 décembre 2025, la préfète de l'Isère conclut au non-lieu à statuer.
Par un courrier en date du 30 décembre 2025, Mme A... B... a été informée qu’à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’en être désistée en application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements.
2. Aux termes de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».
3. En dépit de la demande qui a été adressée à son conseil en application des dispositions susvisées de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative le 30 décembre 2025 et dont il a été accusé réception le 5 janvier 2026, Mme A... B... n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois qui lui était imparti. Par suite, elle doit être réputée s’être désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A... B....
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble le 10 février 2026.
Le président de la 2ème chambre,
Mathieu Sauveplane
La République mande et ordonne à la préfète de l’Isère en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.