Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2507019
vendredi 31 octobre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2507019 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ALBISSON |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Scionzier, a pris acte du désistement pur et simple de la requérante. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a constaté qu’il n’y avait plus de litige à juger. Les conclusions de la société défenderesse tendant à la condamnation de Mme A... aux frais de procès ont été rejetées.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 juillet 2025, Mme A..., représentée par Me Bastid, demande au tribunal :
d'annuler l'arrêté du 25 juillet 2023 par lequel le maire de la commune de Scionzier a délivré un permis de construire 42 logements à la société Roc Promotion, ainsi que le rejet du recours gracieux ;
de mettre à la charge de la commune de Scionzier la somme de 5000 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2025, la société Patrick Gaillard et associés conclut au rejet de la requête et à la condamnation de Mme A... à lui verser une somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 3 octobre 2025, Mme A... déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un courrier, enregistré le 7 octobre 2025, la commune de Scionzier demande à ce qu’il soit donné acte du désistement de la requérante.
Par un mémoire, enregistré le 15 octobre 2025, la société Patrick Gaillard et associés demande à ce qu’il soit donné acte du désistement de la requérante et à sa condamnation à lui verser une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.
2. Le désistement de la requête de Mme A... est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais de procès :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société Patrick Gaillard et associés tendant à la condamnation de Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....
Article 2 :
Les conclusions de la société Patrick Gaillard et associés tendant à la condamnation de Mme A... au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A..., à la commune de Scionzier, à la société Roc Promotion et à la société Patrick Gaillard et associés.
Fait à Grenoble le 31 octobre 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Mathieu Sauveplane
La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 6 juillet 2025, Mme A..., représentée par Me Bastid, demande au tribunal :
d'annuler l'arrêté du 25 juillet 2023 par lequel le maire de la commune de Scionzier a délivré un permis de construire 42 logements à la société Roc Promotion, ainsi que le rejet du recours gracieux ;
de mettre à la charge de la commune de Scionzier la somme de 5000 euros en application des dispositions de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 septembre 2025, la société Patrick Gaillard et associés conclut au rejet de la requête et à la condamnation de Mme A... à lui verser une somme de 3000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 3 octobre 2025, Mme A... déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Par un courrier, enregistré le 7 octobre 2025, la commune de Scionzier demande à ce qu’il soit donné acte du désistement de la requérante.
Par un mémoire, enregistré le 15 octobre 2025, la société Patrick Gaillard et associés demande à ce qu’il soit donné acte du désistement de la requérante et à sa condamnation à lui verser une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens.
2. Le désistement de la requête de Mme A... est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais de procès :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société Patrick Gaillard et associés tendant à la condamnation de Mme A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :
Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....
Article 2 :
Les conclusions de la société Patrick Gaillard et associés tendant à la condamnation de Mme A... au paiement des frais exposés et non compris dans les dépens sont rejetées.
Article 3 :
La présente ordonnance sera notifiée à Mme A..., à la commune de Scionzier, à la société Roc Promotion et à la société Patrick Gaillard et associés.
Fait à Grenoble le 31 octobre 2025.
Le président de la 2ème chambre,
Mathieu Sauveplane
La République mande et ordonne à la préfète de la Haute-Savoie en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.